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Espagne : Huelga general, grève générale

 

Espagne : Huelga general, grève générale !Reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao dans la manifestation du 29 mars 2012 à Madrid.  Madrid, le 29 mars 2012


C’est un "GOLPE ASOCIAL" !! C’est-à-dire un "putsh anti-social". Voilà ce que l’on pouvait entendre et voir, et partager, hier, jeudi 29 mars, dans les rues de Barcelone, de Séville, ou de Madrid. Au moins un million de manifestants contre la destruction du droit du travail, contre les coupes sombres dans les budgets sociaux... le symbole de la manif’ était une paire de ciseaux. Coups de ciseaux de 30 milliards d’euros dans les dépenses publiques, des dizaines de milliers de licenciements dans la fonction publique, 620 000 emplois détruits d’ici à la fin de cette année, selon le gouvernement lui-même, soit 25 % d’actifs au chômage et 50 % chez les jeunes de 16 à 24 ans. Mais partout en Espagne, la mobilisation contestataire prend de l’ampleur...

A Madrid, reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao, diffué vendredi 30 mars, à 15h sur France Inter.


Photos d’Anaëlle Verzaux,
Journaliste reporter


(Cliquez ici pour voir le reportage-photos)  ,

face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5

 

 

Qu’est-ce que “le marché » ?

 

Quoi de neuf sur les marchés ? Plus important encore, de quel genre de marché parlons-nous ?… Et en quoi cela nous intéresse-t-il ?

 

Dans l’émission de daniel Mermet sur La Bas.org La Finance imaginaire La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage. Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même. Voir Documentaire: City de Londres, la finance en eaux troubles  , La finance a-t-elle un visage? ! , De la guerre froide au Grand Jeu

 

Apporte un complément précieux a l’interview de Serge Halimi ( Les vrais maîtres du monde ??? (Durée : 30 min  sur google  " HIstorique de la dérèglementation des marchés financiers et son influence sur les politiques. Documentaire belge. Bulle financière, libéralisme, mondialisation, finance, banque mondiale, gouvernement mondial, spéculation, bourse)

Avant de répondre à ces questions, voici une réponse conventionnelle, de celles que l’on peut s’attendre à lire ou à entendre dans les médias.

 

Ce matin, on enregistre une baisse des actions US après la capitulation d’hier après-midi qui a marqué la fin de deux jours consécutifs de hausse pour les trente plus grosses capitalisations américaines. Le Dow a clôturé à 13 197 points hier, en baisse de 44 points sur la séance, même s’il est en hausse d’environ 8% sur l’année. Les investisseurs ont vendu leurs actions de façon généralisée dès l’ouverture hier après un rapport sur les biens durables moins bon que prévu. Au moment où nous écrivons ces lignes, les douze secteurs, des Biens d’équipement aux Services publics, dévissent ; notamment l’Energie et les Matériaux de base, en baisse de 1,7 et 1,8% respectivement.

 

Voilà. Qu’est-ce que ça nous apprend ? Rien. On a là une espèce de charabia soporifique juste bon à endormir. Rien qu’à le retranscrire,. Voici deux titres sur lesquels je suis tombé cette semaine :

 

“Les futures US réduisent leurs gains après une déception sur les commandes de biens durables” — Wall Street Journal. “Wall Street à l’équilibre à l’ouverture après la publication des commandes de biens durables” — CNBC. Ou encore : “pourquoi le Dow a chuté aujourd’hui”.

Les informations sont systématiquement trompeuses. Elles rapportent ce qui est facile à percevoir et ignorent ce qui est plus profond, plus subtil. Elles sont fabriquées pour attirer notre attention, pas pour nous informer de ce qui se passe dans le monde. Par conséquent, elles nous donnent un sens erroné du fonctionnement du monde, masquant les probabilités d’événements plus vrais”,. “Nous ne savons pas pourquoi la Bourse agit comme elle le fait. Trop de facteurs varient avec de telles amplitudes. Le journaliste qui écrit ‘Le marché a bougé parce que X’… est stupide”.

 

▪ Une question cruciale


Ce qui nous amène à notre seconde question : que signifie “le marché” pour vous ? .Le Dow en hausse sur l’annonce trucmuche”, publie un journal. “Les marchés de la Zone euro ébranlés par l’annonce bidule”, clame un autre. Mais en quoi cela nous affecte-t-il réellement ? De quelle manière ces informations influencent-elles notre vie ? Le mouvement de ce marché en particulier détermine-t-il ce qui arrive en bas de chez nous ou bien reflète-t-il simplement le “sentiment” général de robots de trading automatique et de services de trading haute fréquence à Wall Street ? D’ailleurs, pourquoi s’en soucier ?

 

Parce que cela a un impact directe sur nos vies, notre pouvoir d’achat, la possibilité ou pas de trouver un travail. Les politiques ultralibérales menées depuis 50 ans ont créé une injustice entre une caste dirigeante liées aux affaires et le peuple.

Détresse psychologique au travail, le tabou( video youtube : Détresse psychologique au travail _ le tabou : De la servitude moderne L'éducation, parent pauvre..., Lettre ouverte au Président... Suicides : le document qui... accuse France Telecom , Le triomphe de la cupidité , Les défis de la société..., Les mille et un discours de... Les ouvriers, les oubliés, Les Yes Men refont le monde , Les raisons de la colère 

 

La détente des marchés ne signifie pas que la crise est finie

 

Nicolas Véron

Economiste (Bruegel)

Chercheur invité (Peterson Institute for International Economics)

Voir son profil

 

La perspective d'un « événement de crédit » qui déclencherait le paiement des « credit-default swaps » sur la dette grecque est désormais anticipée par les marchés, sans panique. Mais les problèmes de fond restent non résolus. Même le facteur le plus positif de ces dernières semaines, le succès des opérations de liquidité à long terme de la Banque centrale européenne, n'est guère exempt de risques. Trois éléments apparaissent de plus en plus incontournables.

 

Premièrement, le coeur de la crise est la perte progressive du statut de référence des obligations souveraines des pays de la zone euro..

 

Deuxièmement, le risque souverain affecte les systèmes financiers nationaux d'une manière qui ne peut être traitée par les outils habituels de résolution des crises bancaires. C'est la raison pour laquelle le plan de recapitalisation annoncé fin octobre 2011t. C'est aussi la raison pour laquelle Mario Draghi s'est déclaré défavorable à de nouveaux « stress tests » en 2012.

 

Troisièmement, les clés de la résolution de la crise ne sont pas des montages innovants d'ingénierie financière, mais des avancées politiques et institutionnelles au niveau européen. La crise accroît les interdépendances politiques de fait, par-delà les frontières des Etats-Nations : la BCE a joué un rôle majeur dans le changement de gouvernement en Italie, la Grèce perd partiellement sa souveraineté économique, M me Merkel devient un acteur à part entière de l'élection présidentielle française. Mais si les systèmes politiques nationaux perdent leur autonomie, les institutions européennes demeurent trop faibles et insuffisamment démocratiques pour prendre leur place comme lieu de la décision( titre la Cour constitutionnelle allemande en 2009. Les modifications correspondantes des traités comportent des risques considérables, mais il n'y a guère d'autre option pour assurer la pérennité de l'euro.

 

Ces défis sont reflétés sur le front grec. La sortie de l'euro provoquerait une contagion désastreuse, mais le système politique grec ne parvient pas à réaliser tout seul l'ajustement nécessaire. Pour rester dans la zone euro, comme la plupart des Grecs semblent le souhaiter, un abandon important de souveraineté économique doit être consenti. Mais ceci n'est possible que si le transfert se fait au bénéfice d'une entité démocratique dans laquelle les citoyens grecs sont partie prenante.

 

Le statu quo, même avec le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le pacte budgétaire, est intrinsèquement instable. L'accalmie du marché doit être utilisée pour préparer de nouvelles étapes. Sinon, ce sera une nouvelle occasion manquée, avec un prix de plus en plus lourd à payer pour le temps perdu ».

 

Beaucoup de facteurs entrent en jeu ici. Calculé les conséquences de la phobie de la déflation de Ben Bernanke. Le gouverneur de la Fed a peur d’un déclin des prix des actifs,  ce que lui et ses naïfs acolytes définissent à tort comme de la déflation. (En fait, la déflation — ainsi que son pendant, l’inflation — est, comme l’a correctement observé Milton Friedman, “toujours et partout un phénomène monétaire”. La hausse et la baisse des prix des actifs sont les symptômes de l’inflation et de la déflation, non les causes.)

 

Malgré sa définition erronée, Bernanke, Draghi croit qu’ »en piétinant les taux d’intérêt, en imprimant sans fin des nouveaux billets et en jouant avec les manettes et rouages dela Fed en pressant jusqu’à la moile, il peut décourager et punir les écitoyens dans la mesure où oint les contraints de travailler a perte pour satisfaire les marché… et maintiendront donc ainsi à flot les indices que lui et ses homologues du monde entier considèrent comme des mesures de la santé et de la vitalité de l’économie ( capitaliste et néolibérale).

 

Ceci est au moins aussi absurde que cela le paraît. Les taux artificiellement manipulés n’encouragent pas des investissements sains… Pire, ils engendrent l’investissement à mauvais escient, fondé sur des informations dont l’exactitude est compromise et sur des distorsions de marché.

 

Dommage qu’il ne puisse pas comprendre que la politique de taux des Etats-Unis est malsaine. Dans la mesure où le reste de la planète s’adapte aux taux d’intérêt américains, une politique monétaire américaine malsaine mène à une politique monétaire mondiale malsaine Par ‘malsaine’, nous entendons une politique qui maintient les taux à un niveau trop bas, qui mène à une inflation des prix des actifs et à une explosion massive de la dette”,.

 

Au vu des forces nombreuses et variées — qu’elles soient naturelles ou non — qui mettent les peuples sous diverses contraintes et autres pressions, existe-t-il un bénéfice pratique à commenter les indices boursiers ou, pire encore, à attribuer des agents de causalité à leurs trajectoires très imprévisibles… et seulement après les faits ?

 

 

 

C’est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi)  qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.

 ( La valorisation est le mécanisme par lequel le capitalisme extrait de la plus-value du procès de production ; Plus concrètement, cela veut dire que c'est la part qui reste au patron  sur le prix d'une marchandise une fois enlevé le cout du travail, des matières premières et des machines.)

 

Source Chronique Agora, les échos, l’émission sur France inter La.bas.org de Daniel Mermet, le Monde diplomatique, interview de Serge Halimi du monde diplomatique



30/03/2012
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